Alertes territoriales via les réseaux sociaux : séisme, incendie, cyclone

J’avais promis de donner mes réactions suite au séisme virtuel Richter 38 et à mon activité d’alerte et de suivi de l’évolution de ce séisme dans les réseaux sociaux (voir alerte séisme en France par les réseaux sociaux : richter 38)

Vous comprendrez aisément que je devais réserver la primeur de mes réactions à la société Cedralis porteuse du projet et puis, l’engrenage : la mise en place de ma participation dans l’organisation du salon VAD e-commerce, l’annonce de l’avant programme de Ludovia (l’université de l’e-éducation dont les maîtres mots seront Mobilité et ouvertures) plus quelques autres projets 😉

Mais revenons à Richter 38 et aux alertes via les réseaux sociaux.

D’ors et déjà, on peut le confirmer, cette expérience a été un succès et je suis encore plus surpris que personne n’ait réalisé cela auparavant : associer les réseaux sociaux (et leur pouvoir de diffusion de l’information, leur pouvoir dans l’échange…) en cas d’alerte.

D’ailleurs, ce fut une réaction du public… Pourquoi les institutions territoriales n’étaient pas présentes ! La Préfecture d’Isère nous appela par la suite pour avoir nos impressions, notre ressenti… ! La principale crainte des institutions : que les échanges dégénèrent (sic).

L’autre remarque des internautes qui nous a fait sourire (mais dans le fond, cela est « catastrophique ») lorsque l’on découvrit que nous étions considéré comme le quartier général de l’opération, y compris dans un message diffusé en anglais (Earthquake Simulation at Grenoble @richter38) !

En fin de journée, lorsque l’on me posa la question «seriez-vous en mesure de le faire pour un séisme réel ?», ma réponse fusa : «Oui, sans problème.» Au contraire, car nous n’aurions pas les effets du manque d’implication de la population pour cet exercice !

Au passage, la solution développée par le journal locale qui permettait de suivre l’événement (très bien au passage, voir Cover it Live ,L’outil utlime pour couvrir un événement en temps réel) demande une mise en place plus lourde que la nôtre et quand on sait que la réactivité dans ce genre de situation est importante…

Côté chiffre, notre opération a permis d’être perçu par près de 60 000 personnes de 8 h 30 à 13 h, dont 58 286 avant-midi, et 31 760 avant 11 h grâce à seulement 43 personnes. 10 724 de ces contacts ont été contactés par des comptes Twitter Grenoblois ! (ces mesures ont été faites en mesurant la diffusion du hashtag #richter38. Nous avons additionné le nombre de abonnées aux comptes). Nous n’avons pas mesuré la diffusion réelle dans Facebook, ni pris en compte le relais qui a pu être fait par les articles de blogs…

À noter que la scène Twitter Grenoblois n’est pas particulièrement riche en compte Twitter ou Facebook locaux très « influents ».

L’un des avantages qu’ajoute cette alerte via les réseaux sociaux, à la différence des alertes téléphoniques ou des autres systèmes d’alerte, est de déborder des limites géographiques d’une ville. Prenons l’exemple d’une personne de la banlieue d’une ville qui vient travailler dans la commune sinistrée par exemple ! Comment la prévenir ?

En cours de journée, nous avons remarqué la mise en place par les internautes en relation avec nous d’outils complémentaires comme la création d’un Pealtrees sur l’événement mais aussi la diffusion de demandes d’informations comme «merci préciser état endommagement de vos bâtiments et bâtiments institutionnels voisins avec adresse #richter38» ou cet autre message : «aux grenoblois:pouvez-vous indiquer état des bâtiments à vos alentours? notamment bâtiments sensibles? fonction en service/HS? #richter38» ce qui implique également que les médias sociaux peuvent permettre de faire remonter des informations du terrain ! Quel autre service d’alerte le permet ?

Je parle peu de Facebook jusqu’ici… non pas que l’outil n’est pas intéressant, mais la priorité nous semble Twitter dans l’urgence. Pourtant la page Facebook a également rempli son rôle en accueillant des témoignages, des images… Je n’avais pas lié le flux RSS du compte Twitter au flux de Facebook pour l’occasion… afin de mesurer plus facilement l’impact des deux outils ! En situation réelle, je l’aurai fait pour donner plus d’interactivité à la page Facebook concernée.

De plus Facebook offre l’avantage de garder une mémoire de l’événement, ce que ne permet pas Twitter… Quelques jours plus tard, il n’y avait plus de trace de notre existence dans Twitter ou presque.

Nous continuons notre chemin avec Philippe BIVAS (société Cedralis) pour affiner le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion d’alertes en France. Prochain rendez-vous : soit un exercice de nouveau, soit un événement réel… Pourquoi pas un feu de forêt cet été.

D’ailleurs, moi, « l’handicapé » du portable (téléphone portable), je suis désormais équipé d’un iPhone et il est possible maintenant de m’appeler à toute heure du jour ou de la nuit (enfin, la nuit, évitez… sinon, ma femme ne sera pas contente). Mais, je reviendrai dans le prochain billet sur l’arrivé de ce nouvel outil ainsi que de l’iPad à la maison.

0 comments for “Alertes territoriales via les réseaux sociaux : séisme, incendie, cyclone

  1. Marie Lange - annuaire-inverse.com
    12 mai 2011 at 18 h 01 min

    Cet article me fait penser à un billet ou tweet (je ne sais pluis) dans lequel on compatriote vivant à San Francisco expliquait qu’il avant appris l’existence d’un séisme par Twitter avant même de le ressentir 🙂 Une prévention très web 2.0 !

  2. Marie Lange - annuaire-inverse.com
    12 mai 2011 at 18 h 01 min

    Cet article me fait penser à un billet ou tweet (je ne sais pluis) dans lequel on compatriote vivant à San Francisco expliquait qu’il avant appris l’existence d’un séisme par Twitter avant même de le ressentir 🙂 Une prévention très web 2.0 !

  3. Marie Lange - annuaire-inverse.com
    12 mai 2011 at 18 h 01 min

    Cet article me fait penser à un billet ou tweet (je ne sais pluis) dans lequel on compatriote vivant à San Francisco expliquait qu’il avant appris l’existence d’un séisme par Twitter avant même de le ressentir 🙂 Une prévention très web 2.0 !

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