Accessibilité… debout (mes réponses à l'accessibilité assise)

Aie, aie, aie… Je m’attendais à des réactions après ce billet sur l’accessibilité un brin provocateur, je dois le reconnaître… Mais qui aime bien châtie bien, Non. En plus, cela permet d’ouvrir le débat, car comme le souligne Aymeric dans sa réponse, nous sommes plusieurs certainement à nous poser des questions.

Le contexte

Avant de répondre au trois billets engendré à la suite du mien, au préalable, je restitue le contexte de mes propos. C’est en cours de Master1 (des personnes bac +4) auxquels je me suis adressé. Je pense que mon travail consiste à leur expliquer ce qui se fait, ce qui se pratique, ce qui me semble être une mode, les directions ou les éventuelles évolutions dans quelques années (lorsque j’ose) et les tartes à la crème du monde du multimédia. J’essaie de me placer en dehors du monde des Geeks… Même si je ne suis plus tout jeune, beaucoup de mes étudiants pensent que j’en fais partie :-(( J’essaye la plupart du temps de me mettre au niveau du grand public… et de sortir des sphères auxquels nous appartenons… J’essaye de discerner l’utopie du réel, ce qui est utile aux uns et aux autres, de leur dire :«voici ce qui existe, tel milieu à telle position, tel autre, celle ci» ce qui a tendance à en surprendre quelques uns parfois. Le monde de l’informatique, du multimédia, de l’internet, du elearning, etc. ne sont pas tout blanc ou tout noir… C’est une vaste panoplie multicolore dans chacun des domaines.

Une parenthèse

Au début des année 2000, par exemple, combien d’étudiants, de manière pire à celle décrite ici, ai-je mis en garde concernant Flash… La région Lilloise en plus était un fer de lance dans le domaine des web agency spécialisé en Flash. Je faisais partie des empêcheurs de tourner en rond en disant à l’époque que ce qui se déroulait autour de Flash n’était pas justifié, que l’on allait dans le mur… Bon, une bonne fois pour toute, j’en profite, car j’ai toujours la réputation d’être anti-flash, je pense que Flash doit être utilisé à bon escient… par pour des pages d’intro. interminable… et je ne parle même pas encore d’accessibilité 🙂

J’ai tenu dans ce blogs des propos concernant le e-learning (enfin, là aussi j’ai expliqué ma position sur ce que j’avais dis aux étudiants) qui allait certainement à contre courant de ce qui se dit en général… Cela m’a valu des appels téléphoniques de soutien 🙂 Je pourrais continuer la liste des exemples. Sur le web 2.0, sur le web social, sur les Podcast… j’ai pour habitude de jouer franc jeu avec les étudiants, vis à vis de mes positions sur les différents sujets que nous abordons, même si je dois paraître comme rétrograde à leurs yeux dans certains cas. Je leur confie mes doutes, mes certitudes, etc. A eux aussi de se faire une idée… Ils sont là également pour réfléchir et le débat n’est pas fermé.

Fermons la parenthèse et revenons à ma réponse.

La réponse à Aymeric

À l’écriture du billet controversé, j’avais un peu peur des réactions du type de celle d’une personne bien assise confortablement comme Delphine (j’expliquerais plus loin pourquoi). Je préfère de loin la position de Sébastien qui s’assoit sur l’accessibilité dont en réalité j’ai une position très proche 🙂 Quand à celle d’Aymeric, je savais avant publication, par un mail, qu’il était d’accord avec pas mal de mes réflexions 🙂 En réalité, cela correspond à trois public différents… qui réagissent selon leur domaine.

Le contenu du billet d’Aymeric ne me surprend pas. Comme il le dit, nous sommes tout deux formateurs pour les mêmes types de public et nous regrettons tout les deux, comme d’autres, les formations purement « outils ». Nous tentons lorsque c’est possible d’inculquer en effet des notions de natures différentes lors des formations, mais ce n’est pas toujours ce qui est souhaité.

Dreamweaver est bel et bien un outil, certainement le plus répandu en entreprise pour la création de pages et de sites web. Nous devons nous adapter dans notre quotidien de cette réalité qui s’appelle la demande des clients. Nous sommes avant tout au service des clients. Alors quand je lis en commentaire : «le client accepte la création d’un site accessible sinon je refuse le référencement» (ou quelque chose du genre), intérieurement, je me dis : «Bravo Monsieur, vous avez du cran, mais le client c’est lui qui vous fait vivre, ne l’oubliez jamais ! Longue vie à votre structure.»

Justement Aymeric dit : «Arrêtons de former des « pousse boutons », créons des professionnels, apprenons leur leur métier avec de réelles compétences, ils seront capables de s’adapter au besoin, ou alors qu’ils changent de métier.» Nous sommes sur la même longueur d’onde concernant l’adaptabilité…

Pour l’accessibilité numérique, Aymeric à dévoilé le but de mon billet de départ : le positionnement de nombreuses personnes face à l’accessibilité, est trop manichéen. J’irais plus loin même si certain me reproche de ne rien avoir compris à l’accessibilité, de ne pas comprendre que je puisse écrire de telles choses après avoir suivi les formations Temesis, etc. Je pense qu’une grande partie des personnes qui parlent d’accessibilité n’ont pas encore compris ce qu’était l’accessibilité. La définition d’Aymeric : «la mise en place de bonne pratiques permettant l’accès à l’information pour tous» me convient quasiment (je dirais plutôt pour la plupart d’entre nous) et je pense en effet qu’il est nécessaire de les inclure au fur et à mesure sans préciser particulièrement que c’est de l’accessibilité (c’est aussi pour cela que je parle d’ergonomie plutôt que d’accessibilité) lors des formations 🙂 pour tendre comme le signale Sébastien dans les commentaires vers un site de niveau A selon le WCAG. Je ne parle pas des « convertis » comme Aymeric le dit (je préfère le terme de Geek, car je pense que beaucoup d’entre eux dans quelques années relativiseront leur position) qui ont des positions extrémistes, ceux que j’appelle en privé les ayatollahs de l’accessibilité… Mais je pense que nous y reviendrons.

Aymeric termine sur la notion économique terre à terre de la création de site pour les entreprises (ou leur « mise en conformité » et confirme mes propos qui sont ceux que j’ai déjà entendu de nombreuses fois par des services informatiques, des responsables de sites informatiques de nombreuses entreprises et que j’avais repris à mon compte dans l’exemple sur mon site…

Dans les commentaires, celui de Sébastien (qu’est ce qu’il est prolifique 🙂 me touche particulièrement : «un des gros problème de la production web actuelle, est que le visuel est souvent envisagé avant la structure et le contenu. Certains choix sont donc fait sur des critères esthétiques et non fonctionnels ou logiques. Le web trop souvent est assimilé à du print électronique.». J’ajouterai (certains se reconnaîtrons) que je connais des sites qui sont aussi construit sur la base de leur contenu établi au préalable… Et l’on vous dit : «voilà, j’ai ce livre à mettre en ligne». Ce n’est pas mieux… Ah ! Qui d’entre nous met en ligne un billet sur l’organisation idéale à la création d’un site ? Aymeric clôture les commentaires de son billet en parlant du Référentiel Métier de l’opérateur PAO… Encore un référentiel… 🙁 Mais j’y reviendrais prochainement (oups, quand j’aurais un peu plus le temps… en début 2007 ?) suite au billet de Claire Garcin au sujet des métiers de la formation.

Ma réponse à Sébastien

Je vais tenter de reprendre aux différents points controversés du sage Sébastien… Mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler de vive voix à l’apéro référenceur Lillois ce soir à moins que nous nous croisions en cours de journée au net 2006. En réalité, je ne suis pas si éloigné de sa perception de l’accessibilité qu’il le pense. J’ai du forcer le trait pour les étudiants (parfois, y’a des accrocs de chez accrocs) et cela m’allait bien par rapport au but de ce billet.

Plutôt qu’un certain scepticisme, je dirais plutôt une méfiance (chat échaudé craint l’eau froide)… Le monde informatique évoluant à plusieurs niveaux actuellement, il faudrait voir à ne pas se séparer de la base : l’utilisateur lambda, ce qui se passe en entreprise… et c’est un peu cela qui me fait peur avec les extrémistes de l’accessibilité… C’est surtout eux que l’ont entend sur le sujet comme le faisait remarquer Aymeric. On entend trop rarement à mon goût le genre de discours que tu tiens :«L’accessibilité n’est pas binaire, on peut juste parler d’une plus ou moins grande accessibilité !»… C’est le discours que j’apprécie et c’est bien de préciser qu‘il y aura toujours des handicaps trop lourds rendant quasi-impossible l’usage du web et j’ajoute que les problèmes de navigateurs risquent de perdurer…

«Je ne pense pas que ce soit à un propriétaire de site de décider que son contenu ne doit pas être accessible à certaines personnes handicapées». Ce que je voulais expliquer par rapport à cette remarque c’est que le directeur d’entreprise n’a pas grand chose à faire aujourd’hui de l’accessibilité de ces sites… La part de marché que représentera les visiteurs « handicapés » potentiels est faible. Cela ne le « forcera » pas à rendre son site accessible. Mais je compléterai je pense cette remarque dans ma dernière réponse.

Sur le paragraphe sur la reprise en main, je vais même plus loin que toi Sébastien dans mon raisonnement. La création d’un site doit être le fait d’une équipe qui réunit l’ensemble des acteurs à la création du site et qui travaillent tous main dans la main vers le même but ou sous la direction d’une personne multi compétences qui puisse choisir, diriger, etc. en connaissance de cause… (c’est d’ailleurs cette dernière solution qui me fait apprécier la formation IDEMM : une alliance entre les outils, la formation aux métiers (création, veille, référencement, etc) et la connaissance de la médiatisation : rédaction, image, etc. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité d’entre eux ont été embauché rapidement à la sortie de leur Master cette année, car les étudiants répondent à un profil recherché mais difficile à trouver qui va se développer j’en suis persuadé dans les années à venir. Fin du paragraphe publicitaire 🙂

Je me dis aussi que le développement de CMS devrait permettre la mise en place de l’accessibilité sans que les entreprises, administrations et autres ne s’aperçoivent qu’ils réalisent des sites accessibles 🙂

le cas Delphine

Je dois avouer que si je connaissais au préalable Aymeric et Sébastien, j’ai découvert Delphine et ses blogs… Comme elle était la première à réagir en commentaire au sujet des billets, j’ai été effrayé par le tournure des événements… en me disant aye, les ayatollahs de l’accessibilité débarque… (Le terme est peut-être mal choisi et comme je ne connais pas Delphine, j’espère qu’elle prendra cette remarque sans rancune et sans signe quelconque de vengeance ou autre).

Déjà à la lecture du commentaire :“Pourquoi tendre vers le maximum d’accessibilité ? Parce que nous ne sommes pas seuls au monde tout simplement !» j’ai perçu la réaction de ceux que je qualifie d’Ayatollah de l’accessibilité… Désolé Delphine, je ne vous connais pas… Ce n’est peut-être pas le cas, mais c’est ce que je reproche au monde de l’accessibilité… Je continue la lecture du commentaire : «un site commercial doit toujours être accessible» Qu’est ce que cela veut dire ? Rien pour le commun des mortels dont je fais parti quelque part.
Pour la partie du commentaire suivant je réponds en italique
«Enfin, dire que Dreamweaver est le handicap principal à la quête d’accessibilité est un non-sens ! Je ne crois pas. Qui décide ? le chef d’entreprise ou le service informatique ou le service achat L’utilisateur ou l’outil ? L’utilisateur fait se qu’il peut avec l’outil selon la formation qu’il a reçu. Si l’outil ne convient pas, on en change. Faux. Il est généralement interdit en entreprise d’installer les logiciels que l’on veut sur son ordinateur. Il existe d’excellents éditeurs qui produisent un code nickel avec une gestion des CSS qui confine au sublime.»

Le seul point avec lequel je ne peux d’acquiescer : mon «captcha (graphique) est une horreur, même avec une bonne vue, j’en ai les yeux qui piquent…»

Delphine ne s’est pas contentée de ce commentaire. Elle a également mis en ligne un complément de réponse en criant et re-criant !

Pourquoi avoir une démarche d’accessibilité ?

Désolé Delphine mais votre réponse ne me convient pas. «parce que c’est ce qu’on attend des autres, tout simplement» est la version utopique de l’accessibilité… Celle de ceux qui ont besoin de culpabiliser les autres car soit disant ils ne s’occupent pas des handicapés… Alors stop… Contrairement à ce que vous écrivez nous n’avons pas tous une exigence d’accessibilité : vouloir allez le plus facilement possible à tel ou tel endroit… A croire que vous ne vous rendez jamais dans les déballes grenier… là où il faut enjamber, se frayer un passage… et donc impossible d’aller immédiatement où on a le droit d’aller… Pratiquant depuis un certain temps la randonnée pédestre, je peux vous certifier que ce ne sont pas toujours les chemins les plus simples les plus agréables. «Nous n’avons pas à imposer notre mode de vie aux autres». Désolé, je ne comprends pas… ou me refuse à comprendre. Nous parlons bien de la même chose…
Au passage, je continue ma réponse à Sébastien… Remettons tous cela dans le cadre de l’entreprise. Imaginons que vous dirigez une entreprise et prenons des chiffres sans fondement. On vous propose : on peut vous faire un site pour 1 000 euro ou le même site accessible pour 1 100 euro mais celui ci sera accessible. Quel sera votre réflexe ? Qu’est ce que m’apporte en plus le site accessible ? Pouvez toujours lui raconter ce que vous avez écrit, le chef d’entreprise qui a une calculatrice dans la tête se dira : 100 euro… Cela me fait combien de commandes en plus ? Et pour la grande majorité d’entre eux… il vous répondra : je veux le site à 1 000 euro. En fait, vous ne répondez à la question de Carpentier que je soumettais dans mon article… Comment vendre l’accessibilité à une entreprise. Vous la vendez auprès des Geek (voir mon annotation dans la réponse à Aymeric) pas auprès des entreprises.

Ceci est bien le coeur de ce problème d’accessibilité… Dans la pratique, comme les deux prédécesseurs le faisaient remarquer l’on peut tendre vers de l’accessibilité… mais à l’accessibilité ! Allez, j’vous file un tuyaux… L’un des trucs qui pourrait fonctionner pour vendre votre site accessible : expliquez aux entreprises que dans peu de temps, le web sur les téléphones sera monnaie courante et que l’accessibilité permet en un seul site de créer des pages lisibles sur les téléphones… Expliquez leur aussi au passage l’avenir de la téléphonie, ce que cela risque de devenir avec la géolocalisation… je pense que plus d’un vous dira alors : vous êtes sur de ce que vous dites… Alors banco… On passe à l’accessibilité.

Le genre de comportement sectaire que vous avez, d’évidence dessert l’accessibilité que vous souhaitez… Arrêter de prendre les autres pour ce qu’ils ne sont pas par le simple fait qu’ils puissent se poser des questions sur l’accessibilité. Arrêter de faire passer quelqu’un qui ne veut pas faire un site accessible pour une personne sans coeur qui ne s’occupe pas des handicapés, qui n’est pas ouvert sur les autres… D’ailleurs, juste une remarque l’accessibilité n’est pas seulement destinée aux handicapés…

Il n’y a qu’à faire une version pour les déficients visuels

Je donnais une formation à des personnes qui travaillent aux Papillons blancs que vous écriviez vos commentaires, m’amusait en coulisse. J’ai discuté avec eux de mon billet et de vos réponses 🙂 Ce que vous juger comme un pis-aller à été considéré par les personnes des papillons blancs dont je parlais comme une très bonne idée… Il m’expliquait qu’un seul site accessible dans leur cas n’était pas possible, car différents handicaps étaient cumulés, handicaps aussi bien physique que mental. Je crois savoir que vous travaillez dans le monde de la rédaction, alors par exemple ils m’expliquaient qu’ils devaient réaliser différents niveaux de lectures pour le même article… On n’emploie pas les mêmes mots dans une revue pour enfants que dans Géo 🙂 et là l’accessibilité à mon avis n’y change rien…

Votre exemple du champ de recherche dans le site commercial me tendrait à dire que le site manquait d’ergonomie, au même titre que l’exemple du sous-menus qui se replient… Pourquoi parler d’accessibilité alors que c’est un sujet abordé en ergonomie avant que l’accessibilité n’existe.

Je vais hurler

Je pense qu’à la lecture des précédentes réponses, vous avez du continuer à hurler… et que vous hurlerez encore longtemps. De plus, vos exemple sur le robinet sont mauvais… C’est un discours très à la mode, très écolo… mais à votre avis pourquoi on en parle temps de ce robinet qui goûte car la plupart des gens s’en foutent… Vous n’avez jamais vu dans les rubriques trucs et astuces le coup du fil que l’on attache à son robinet afin de ne pas entendre le bruit des gouttes qui tombent ? Vous en connaissez vous beaucoup qui vont au garage car leur voiture pollue ? Moi, pas. Par contre, qu’est ce que je connais comme personne qui râle sur le contrôle technique de leur voiture… Je ne parle même pas de ceux qui ont le contrôle refusé par cause de pollution… Ils sont verts en général car outre la contre-visite qu’ils doivent peut-être payer, leur voiture doit être réparé et cela coûte de l’argent… Arrêtons de jouer les innocents les mains pleines… Faites ce que je dis pas ce que je fais… Je dois reconnaître que j’ai déjà eu des robinets qui gouttaient pendant plusieurs mois, que je n’ai jamais conduit ma voiture au garage pour régler la carburation et pire je roule au diesel !

Pour l’utilisation de Dreamweaver, à mon tour de raconter une petite anecdote… Il y a bien longtemps (quasiment à la fin des Amstrad justement 😉 disons au milieu des années 90, j’ai assisté à une conférence sur la création des pages web. Des informaticiens (d’où mon raccourcis certainement sur la reprise en main par les informaticiens) de l’époque qui étaient quasiment les seuls à développer les sites internet à la fin de leur conférence passèrent aux questions-réponses. Je leur avais demandé quelque chose du genre : « ne pensez vous pas que l’arrivé de PageMill, de Claris HomePage va permettre à tout le monde de créer son site internet ? » Il m’avait quasiment rit au nez… en me disant que ce n’était quasiment pas possible 😉 Ne me dites pas que c’était de « mauvais » informaticiens… Ils étaient tous sur la même longueur d’onde… Seul eux savait faire des sites car ils connaissaient le « code magique »… Je ne crois pas justement à cette solution du code magique. Pour moi l’être humain est fondamentalement fainéant… et donc, pour avoir l’effet de masse souhaité si aucun outil ne fait le travail à la place de l’individu, la masse des créateurs de site ne basculeront pas vers l’accessibilité le temps que « les outils » n’existeront pas. Désolé, mais ces gens n’ont aucune envie d’apprendre les codes du langage Html, des CSS… C’est un discours élitiste que vous tenez !
Les CMS peuvent nous sauvez dans l’histoire de l’accessibilité… à conditions qu’ils soient accessibles. Idem pour les blogs.

Nous ne sommes pas concernés par les handicaps

Je me suis déjà expliqué précédemment sur ce sujet… Allez, juste une question juste pour me faire l’avocat du diable et passer encore plus pour un anti-accessibilité 🙂 : combien de DRH sont malvoyant et combien parmi eux choisissent eux même les formations et combien confient-ils se travail à leur assistante ? Parmi ceux qui effectivement consulte eux-même le web, je vous accorde 50 % qui sont intéressé par nos formations… Disons que 5 % (je pense que c’est énorme) visitent notre site… Cela me fait combien de DRH ? Si vous me donnez le chiffre, je promet de donner le ratio sur le nombre de visites… et sur celui des ventes suite aux visites. Allez, j’vous évite les fatigues inutiles… À peine une vente est envisageable statistiquement 😉 Cela ne m’empêche pas à titre personnel de prévoir la mise en ligne de sites accessibles… mais au cas où vous n’auriez pas remarqué je tentais d’élargir le débat 🙂

Attention, je vais re-hurler

Merci pour les conseils Delphine, mais il me semble qu’une simple recherche sur mon blog vous aurait évité de m’expliquer ce que l’on peut faire avec les CSS… J’suis bon prince. Y’a un article Cascade de liens pour les CSS (feuilles de styles). C’est cela l’un des problèmes des blogs, le lecteur ne lit que l’article en cours et ne va pas voir le reste 😉

Eric m’a tuer

Cyril Lignac dirait peut être… «plutôt que de l’huile ajoutez une bonne grosse noix de beurre, c’est moins bon pour la santé mais tellement meilleur au goût» 😉

Allez, pour finir sur une note encore plus gaie, je pense qu’une étudiante de cette année fera son stage de 6 mois dans une entreprise qui prône l’accessibilité… comme quoi mon discours ne doit pas être si virulent 😉

0 comments for “Accessibilité… debout (mes réponses à l'accessibilité assise)

  1. 7 décembre 2006 at 13 h 15 min

    Effectivement, vous me connaissez mal, je n’ai pas hurlé du tout sauf de rire. De telles affirmations ne peuvent que faire rire. Je n’ai rien d’un ayatollah, même si vous aviez pensé à m’insulter en utilisant ce terme (ce que je ne crois pas), je n’aurais pas été atteinte. Il n’y a que la vérité pour blesser. 😉

    Vous dites que tout n’est pas accessible et vous évoquez les randonnées. Bien sûr, je vais faire des reproches à la nature ?! Soyons sérieux 2mn. Sommes-nous sur terre pour déplorer l’existent et laisser tel quel ? Pourquoi les chercheurs travaillent-ils à trouver des remèdes aux maladies, à la pollution ou à la faim dans le monde ? Pourquoi si eux ont cette démarche humaine, les concepteurs ne l’auraient-ils pas ? Le concepteur est-il un animal stupide qui obéit sans se poser de questions ? Triste vision du concepteur que vous avez là. 🙁

    Je suis aussi formatrice dans le sens où j’explique à mes clients l’intérêt de l’accessibilité. Voulez-vous savoir une chose étonnante ? Ils sont généralement très faciles à convaincre. Et très surpris. Personne ne leur en avait parlé auparavant sauf pour leur dire qu’il y aurait un énorme surcoût. Cet énorme surcoût, je l’affirme, n’existe pas. Si le concepteur est formé à développé proprement, il n’y aura aucun surcoût dans la recherche d’accessibilité. Bien sûr, si vous parlez des incompétents qui se prétendent infographistes parce qu’ils savent créer un template avec un bevel dans Dreamweaver, il est clair que nous ne parlons pas des mêmes professionnels.

    Vous prétendez qu’il est impossible d’utiliser les outils de son choix. Bien… Qu’on m’explique pourquoi un acheteur favorisera le coûteux Dreamweaver au détriment d’autres éditeurs plus efficaces et moins chers.

    Je suis désolée, Eric. Non seulement, vous ne m’avez toujours pas convaincue mais en plus, vous me donnez le profond sentiment d’avoir 10 ans de retard. Je frémis à l’idée que vous continuiez à former les nouvelles générations de concepteurs.

  2. 8 décembre 2006 at 0 h 11 min

    Je ne suis pas d’accord avec vos billets mais leur argumentation et leur côté provocateur m’a incité à réflechir à une réponse appropriée. L’exercice de la remise en question de nos certitudes ou de nos pratiques pour les expliquer simplement est salutaire.

    La réponse sur mon blog :
    http://www.pragmaclic.fr/accessi...

    Comme chacun a son opinion tranchée sur la question de l’accessibilité je n’espère pas vous amener à concevoir les choses sous un autre angle mais le débat d’idée montre que nous parlons de techniques et de métiers aux contours encore mal définis.

  3. 11 décembre 2006 at 17 h 53 min

    Eric, tu écris "On entend trop rarement à mon goût le genre de discours que tu tiens "

    Mon discours n’a rien de révolutionnaire ni d’original, regarde par exemple ce qu’en disent des acteurs impliqués dans le domaine de l’accessibilité :

    – "L’accessibilité d’un site n’étant pas un élément statique ou binaire" ( blog.temesis.com/2005/11 )
    – "On sait que l’accessibilité n’est pas binaire mais progressive. A l’opposé de la conformité à la grammaire XHTML/CSS qu’on a ou qu’on n’a pas, un site possède un degré d’accessibilité plus ou moins important" ( http://www.blog-accessibilite.co... )
    – "L’accessibilité n’est pas binaire : un site est plus ou moins inaccessible la plupart du temps, tout dépend du type de handicap et du matériel utilisé pour contourner ce handicap" ( standblog.org/blog/2006/1… )

    Tu écris ensuite : "Ce que je voulais expliquer par rapport à cette remarque c’est que le directeur d’entreprise n’a pas grand chose à faire aujourd’hui de l’accessibilité de ces sites… La part de marché que représentera les visiteurs "handicapés" potentiels est faible." C’est un fait effectivement que l’accessibilité est mise de coté par les décideurs, soit par simple ignorance, soit par désinterêt. Mais sans avoir de chiffres à avancer, je suis sûr que la part de marché des "visiteurs handicapés" n’est pas si faible que ça, et qu’elle est même peut être supérieure à la PDM de certains navigateurs pour qui on teste cependant les sites… Et si l’on met dans la balance les bénéfices secondaires mais bien concrêts de l’accessibilité, on se rend compte que faire un site un minimum accessible (niveau bronze Accessiweb ou A des WCAG) est une décision très rationnelle. AMHA bien entendu 🙂

  4. 18 juin 2007 at 18 h 04 min

    Accessibilité : les réponses d’un handicapé

    Je me suis rappelé votre opinion sur l’accessibilité avec vos billets L’accessibilité le cul entre deux chaises et vos réponses sur l’accessibilité assise mais je l’ai déjà mentionné sur mon blog
    Cependant, pour ma soutenance j’ai lu l’exposé de…

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